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" J’ai la trouille mais je me lance! ”Le jour où j’ai compris que la scène, ça s’apprend!

La semaine dernière, alors que je réfléchissais à de nouvelles idées pour mon prochain show au violon, je me suis rendu compte à quel point la scène me manquait. Tout me manque. La connexion avec le public, avec les autres artistes, les sourires de connivence, les regards que l’on croise, l’émotion que l’on devine et qui souvent me bouleverse… 

La scène et son espace me manquent. L’odeur des câbles qui chauffent, les lumières dans les yeux et même les systèmes son parfois un peu pourris! Mais surtout, me manque cette énergie incroyable créée par la connexion entre l’artiste et le public. Un partage de coeur à coeur, d’âme à âme. 

Il y a 20 ans, je n’aurais jamais imaginé écrire ces mots. J’avais déjà 15 ans de conservatoire derrière moi, et autant d’auditions et concours à mon actif. Autant j’aimais la musique et mon instrument, autant l’idée de jouer devant un public en y prenant plaisir ne me semblait pas fait pour moi. Pour être honnête, je rêvais d’être à l’aise sur scène pour pouvoir partager la musique avec un public mais j’avais la trouille. La trouille de ne pas être à la hauteur, d’être jugée et ridicule.

Pour certains, l’idée de la scène s’apparente au cauchemar dans lequel on se retrouve nu.e devant 10 000 personnes, les pieds collés au sol et les mains moites. Pour d’autres, elle évoque Freddie Mercury sur la scène du Wembley stadium de Londres le 13 juillet 1985, pour le Live Aid, son charisme de dingue et sa communion avec le public. 

Aujourd’hui, je peux vous assurer que la scène ça s’apprend. Comme beaucoup d’autres, j’ai été victime des mythes qui entourent les artistes et orateurs charismatiques. 

  • “Elle a un charisme inné”
  • “Il est beau donc c’est plus facile” 
  • “C’est un génie ! Il arpente les scènes du monde entier depuis ses 12 ans avec plus de 50 concerts et enregistrements en moins de 10 ans ! “

C’est au Cirque d’Hiver que j’ai commencé à changer mon regard sur ces idées reçues. Je venais d’y être engagée en tant que violoniste solo de l’orchestre, lequel accompagnait le spectacle en live. J’y ai expérimenté ce qui contribuera à changer mon rapport à la scène : la mise en lumière. 

  • Placée à l’avant de l’orchestre, je suis visible de tout le public.
  • Le spectacle débute dans le noir avec comme seul point de lumière un projecteur braqué sur moi. Debout face à 1600 personnes, j’ouvre le spectacle avec les premières mesures de la Piste aux Étoiles.

Les premières fois, j’étais terrorisée. Les genoux qui tremblent, les mains moites, tout sauf une partie de plaisir …Puis je me suis rendu compte qu’au vu du nombre de spectacles prévus chaque mois, j’avais intérêt à trouver une solution si je ne voulais pas décéder d’apoplexie sur scène.

J’ai commencé à regarder le public (enfin ce que je pouvais voir étant dans le noir avec un spot dans les yeux), à les sentir. Et j’ai perçu de la joie, leur joie d’être au spectacle ! Celle-ci m’a apaisée et donné envie de la leur renvoyer en retour, avec mon violon. J’ai beaucoup observé et discuté avec les artistes de piste. Ces personnes dont la présence scénique est immense, physiquement et énergétiquement.

J’ai appris des astuces et des fondamentaux, comme par exemple :

  • Comment ne pas ressembler à un lapin dans les phares d’une voiture lorsqu’on a les projecteurs dans les yeux.
  • Comment regarder chacune des personnes dans le public même lorsqu’on a du mal à les distinguer.
  • Comment agrandir son coeur et y envelopper chaque personne présente.
  • Comment être présent physiquement et énergétiquement.

J’ai compris que la scène n’était pas un espace de jugement mais un espace de partage. Ce fût 8 saisons incroyables au-dessus de cette piste, connectée par la musique avec les artistes, le public, les musiciens, tous unis vers un même but : le partage d’une émotion authentique  à travers notre spectacle.

Mon chemin dans l’apprentissage de la scène ne devait pas s’arrêter là.

Voilà que je reçois un beau jour un coup de fil de Michel et Nancy Rios, directeurs artistiques du spectacle Folie Parisienne du cabaret “Oh ! César – Paris”. Les Rios sont un couple hors du commun. Auparavant artistes sur scène entre Le Lido de Paris et Le Stardust, l’un des plus grands casinos de Las Vegas dans les années 70, ils deviennent ensuite producteurs et créateurs de spectacles pour Rios Productions.

Michel me demande si je suis intéressée pour venir jouer au cabaret. Pour leur spectacle, je dois monter un show au violon de 15 min, cette fois-ci seule en scène. Il me dit : – “ Ta première est dans 3 jours, c’est ok pour toi?”

Je déglutis. J’ai la trouille, mais je me lance !

Je repense à tout ce que j’ai appris au cirque. Pour la première fois, je suis seule sur une scène de 6 x 4 mètres et au centre de l’attention. Moi, qui jouait toujours à la même place, j’apprends à bouger pour occuper physiquement l’espace. Je découvre comment doser mon énergie pour garder l’attention du public sur un temps donné. Mais surtout, j’apprends à m’ancrer, à jouer avec le coeur, me connecter au public pour que l’émotion trouve son chemin vers le coeur des gens.

Parce qu’après tout, qu’attend-t-on d’une personne sur scène ? D’un.e musicien.e, un.e comédien.e ou un.e conférencier.e ? Qu’elle nous transmette une émotion, nous propose une réflexion ou nous partage une information. Mais comment peut-elle communiquer avec impact et justesse si la scène est source d’angoisse et la coupe d’elle-même ?

Depuis cette première au cabaret Oh ! César – Paris, j’ai eu le bonheur de jouer devant 2 personnes comme 10 000, de performer à Dubai, Las Vegas, Miami ou encore en Jordanie.

Dans son livre L’improbable vie d’un acrobate, Michel Rios raconte les coulisses de sa vie d’artiste sur les scènes du monde entier sur lesquelles il a passé les deux tiers de sa vie. Il est l’une des grandes figures du monde de la Variété et du Music-Hall et l’un des rares à avoir fait le lien avec l’univers du cirque.

C’est ce même Michel qui m’a dit un jour :  – “La scène, ça s’apprend ! ” et j’en suis l’exemple vivant.

 

Si la scène vous angoisse, sachez qu’il n’y a pas de fatalité ! Il existe de nombreux outils qui permettent de développer la présence et la posture sur scène, d’apprivoiser son trac, pour être aligné avec le message que l’on veut faire passer.

Ces outils, je les ai appris tout au long de ma carrière. Aujourd’hui, la scène est comme ma deuxième maison. J’aime son exigence qui m’oblige à chaque fois à me dépasser, à rester authentique et vraie. Je vis chaque prestation comme une première fois et mon public me le rend au centuple.

J’ai le désir de partager ce que j’ai appris à celles et ceux, artistes, conférenciers, qui veulent vibrer sur scène, prendre du plaisir et surtout utiliser l’énergie incroyable qu’elle génère pour transmettre leur message.

Je propose pour cela une session de coaching One Shot pour vous aider à  identifier les principaux blocages qui vous empêchent de vous exprimer, définir des pistes de réflexion pour se reconnecter à son intuition sur scène et face aux autres. Je l’ai appelé :  J’ai la trouille mais je me lance ! 

Si cela vous parle, vous trouverez plus d’informations ICI

Je serais ravie d’avoir  en commentaires vos partages d’expérience de la scène.

Je vous laisse en musique avec Freddy Mercury. C’était en 1985 …

J'ai la trouille mais je me lance !

Une session de coaching d'1h pour développer sa présence et sa posture sur scène et face aux autres.


2 Replies to ““ J’AI LA TROUILLE MAIS JE ME LANCE ! ” LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LA SCÈNE, ÇA S’APPREND!”

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